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Vignobles

Label Vignobles et découvertes

Le Territoire Coeur de Savoie est labellisé « Vignobles et découvertes » depuis août 2011.
Près de 100 prestataires ont aujourd’hui rejoint le réseau afin de vous faire découvrir, dans les meilleurs conditions possibles, la richesse des Vins et des paysages de Savoie.

Créé en 2009, le label Vignobles et Découvertes, est un label national, décerné conjointement par les Ministères de l’agriculture et celui du tourisme. Il vise à promouvoir le tourisme sur le thème du vin et de la vigne. Il est attribué à une destination à vocation touristique et viticole proposant une offre touristique diversifiée et structurée (visites de caves et dégustation, hébergements, restauration, musées, fêtes et manifestations…).

Chaque partenaire inscrit dans la démarche s’engage à respecter la promesse faite au client :

  • D’être à son écoute,
  • De proposer un accueil et un service de qualité,
  • De faire découvrir le vignoble et l’univers du vin,
  • De pratiquer une consommation responsable,
  • D’informer de manière fiable sur les services proposés,
  • D’informer le client sur la destination labellisée et les autres partenaires

Consultez la liste des prestataires membres du réseau.

Des allobroges aux savoyards : 2600 ans de tradition viticole

Une tradition régionale millénaire

Si la Savoie n’est pas une région viticole des plus célèbres, elle est pourtant l’une des plus anciennes de France. La culture de la vigne en Savoie se développe en effet dès l’antiquité, puisqu’elle est déjà attestée 600 ans avant notre ère. Des auteurs tels que Pline et Columelle en font état au 1er siècle avant J.C. et mettent en avant la qualité des vins, qui s’explique par une inspiration du savoir faire Grec appliqué à des cépages autochtones.

Au moyen-âge, l’église possède un des plus importants patrimoines fonciers, les moines procèdent alors à un travail de dénomination des surfaces du vignoble savoyard. Mais la quête de connaissance des moines ne s’arrête pas là puisqu’on assiste aux premières expériences en matière de viticulture et de vinifications. En résulte une progression notable dans la qualité des vins…

Une activité agricole majeure du Duché de Savoie

La transition entre moyen-âge et révolution entraîne des modifications dans la répartition du vignoble. L’abolition progressive du servage engendre une fragmentation des terres et une extension des surfaces viticoles. Entre le XVIème et le XVIIIème Siècle l’amplitude des vignes se décline des plaines jusqu’à des versants de plus de 1000 mètres d’altitude. Afin de limiter cette progression et dans un souci de qualité, le duc Emmanuel Philibert instaure par un édit de 1559 le ban des vendanges. Cette mesure visait à favoriser la récolte des raisins à bonne maturité.

Cependant la vigne étant une culture plus rémunératrice que les autres, il fut difficile de juguler la volonté des paysans. En découla une période de surproduction en Savoie jusqu’à la moitié du XVIIIème Siècle. C’est le marquis Costa de Beauregard qui, devant ce constat, évoqua toute l’importance d’une taille critique pour le vignoble et d’une vrai différenciation entre le métier de paysan et celui de vigneron.

De manière générale, la révolution de 1789 eut des répercutions favorables sur le développement de la vigne en Savoie : l’accession des fermiers à la propriété par le rachat de vignobles devenus biens nationaux réduisit le métayage agricole et généralisa le faire direct. Cette évolution se traduisit par un soin accru apporté au vignoble.

La quasi disparition et le renouveau

En 1860, le rattachement de la Savoie à la France eut des conséquences moindres et les vins entrèrent directement en concurrence avec les vins du midi.
L’arrivée du phylloxéra en Savoie, en 1877, occasionna des ravages considérables comme dans l’ensemble de l’hexagone, et le vignoble local failli ne pas y survivre. Le XIXème Siècle s’achève cependant sur une véritable renaissance du vignoble savoyard dû en grande partie aux recherches sur la mise en valeur des procédés de culture.

Au XXème Siècle les deux guerres mondiales auront d’importantes répercussions sur la viticulture, notamment à cause du manque de main d’oeuvre et des nombreuses réductions de surfaces. Dans les années 30 la crise frappe à nouveau le secteur, dénatalité et urbanisme engendrent un nouveau recul. L’après-guerre marque le début d’une renaissance du vignoble savoyard : les méthodes de culture et de vinification se modernisent, les rendements s’élèvent et la qualité s’améliore. Commence alors une nouvelle transformation due à l’organisation de la profession, à l’essor du tourisme hivernal et à l’obtention de l’AOC en 1973.

Une filière tournée vers l’avenir

La vigne a donc largement participé à l’élaboration du paysage savoyard. Elle garde aujourd’hui une place privilégiée dans l’économie agricole régionale. Le vignoble actuel s’est concentré dans les secteurs les plus favorables à sa culture, gage d’une qualité constante. Aujourd’hui regroupés à la Maison de la Vigne et du Vin, les organismes, associations et professionnels savoyards travaillent ensemble pour défendre la qualité et assurer la promotion des Vins de Savoie.

Des vins typiques nés du climat et du sous-sol calcaire

Les cépages et dénominations géographiques de Savoie

Les vins savoyards doivent leur typicité à leurs cépages, particulièrement adaptés au climat et au sous-sol calcaire. Deuxième activité agricole en Savoie après la production de fromage, la viticulture de Savoie compte 25 cépages qui permettent de produire 21 dénominations géographiques (anciennement les crus) de caractère.

Principaux cépages blancs

  • La Jacquère : typiquement savoyard, c’est le cépage le plus répandu, occupant 50% du vignoble savoyard.
    Caractéristiques : cep vigoureux, grappes moyennes, grains sphériques inégaux.
    Il donne des vins à robe pâle, sur la fraîcheur avec un léger perlant (pétillant), se déclinant sur des notes minérales et de fleurs blanches.
    Dénominations géographiques : Abymes, Apremont, Chignin, Cruet, Jongieux, Montmélian et Saint Jeoire Prieuré.
  • L’Altesse : typiquement savoyard, il occupe 10% du vignoble mais se développe.
    Caractéristiques : cep vigoureux, petites grappes, petits grains ellipsoïdaux.
    Il permet d’élaborer des vins complexes, floraux et fruités, combinant richesse et fraîcheur.
    Dénomitations géographiques : Frangy, Marestel, Monterminod, Monthoux et Seyssel.
  • La Roussanne : appelée en Savoie Bergeron, elle est planté uniquement sur les communes de Chignin, Francin et Montmélian et représente seulement 4% du vignoble.
    Caractéristiques : cep vigoureux, grappes moyennes, grains sphériques moyens.
    Elle produit le Chignin-Bergeron (monocépage), vin gras aux arômes puissants de fruits mûrs (abricot, coing) et aux notes miellées.
  • Le Chasselas : il n’est présent qu’en Haute-Savoie et constitue 5% du vignoble.
    Caractéristiques : vigueur moyenne, grappes assez grandes, gros grains sphériques.
    Il produit des vins aux arômes de beurre frais, de pain grillé et de fruits secs.
    Dénominations géographiques : Crépy, Marignan, Marin et Ripaille.
  • Le Gringet : typiquement savoyard, il n’existe qu’à Ayze, Bonneville et Marignier.
    Caractéristiques : cep vigoureux, grappes moyennes, grains globuleux.
    Il produit l’Ayze, vin mousseux ou tranquille aux arômes de pêche blanche, jasmin et cédrat.

Principaux cépages rouges

  • La Mondeuse : typiquement savoyard, ce cépage est en progression et couvre 12% du vignoble.
    Caractéristiques : cep vigoureux, grappes assez grandes, grains sphériques inégaux.
    Il produit des vins colorés, tanniques, aux arômes d’épices, poivre blanc et fruits noirs (cassis).
    Dénominations géographiques : Arbin et Saint Jean de la Porte.
  • Le Gamay : il s’étend sur 15% du vignoble.
    Caractéristiques : vigueur moyenne, grappes moyennes, grains ellipsoïdaux.
    Il donne des vins friands et très parfumés.
    Dénominations géographiques : Chautagne et Jongieux.
  • Le Persan : typiquement savoyard, ce cépage originaire de Maurienne (Savoie) est peu à peu réhabilité dans la Combe de Savoie.
    Caractéristiques : cep vigoureux, grappes moyennes, grains petits et ovoïdes.
    Il donne des vins avec une trame charpentée et une empreinte aromatique unique.
  • Le Pinot gris : appelé Malvoisie en Savoie, il couvre une cinquantaine d’hectares.
    Caractéristiques : cep vigoureux, grappes cylindriques, petits grains serrés.

un volume de 16 millions de bouteilles produit par an

La viticulture de Savoie en chiffres

  • 2100 ha de vignes.
  • 540 viticulteurs.
  • 3 AOP (Savoie 88%, Roussette de Savoie 9%, Seyssel 3%).
  • 21 dénominations géographiques.
  • 25 cépages.
  • 19% du CA agricole.
  • 125 000 hl de vin produits par an en moyenne (70% blanc, 20% rouge,6% rosé, 4% mousseux) pour un CA de 52 M€.
  • 16 millions de bouteilles par an en moyenne.
  • 2e producteur français de pépinières viticoles (plants de vigne) pour la France et l’étranger.

Pour aller plus loin

  • Arpentez la Route des Vins de Savoie ou participez aux ateliers et dégustations proposés par la Maison de la Vigne et du Vin à Apremont.
  • Profitez de l’accueil des viticulteurs, restaurants, hébergements, musées, offices de tourisme et prestataires unis sous la banière du Territoire Coeur de Savoie, labellisé Vignobles et découvertes.
  • Venez à Chambéry à l’occasion de la Biennale des Vins de montagne et de forte pente, organisée en janvier tous les deux ans (années paires).